[LE CAS MASTORNA] d’après Le Cas Mastorna de Dino Buzzati - Création en cours 2018-2019

Théâtre, danse, arts visuels & numériques

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Dans Le Cas Mastorna, une route ordinaire ouvre une exploration du continuum espace-temps qui bouscule nos repères. Si ailleurs le temps était vécu différemment, sans être subi, serions-nous les mêmes ? Dans cette performance poétique sur le temps, nous invitons le spectateur à déambuler dans notre vision de cette déformation tout en traversant des interrogations existentielles et essentielles autour de sa relativité.

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Conception, mise en scène & création sonore Pierre-Mathieu Hébert // Chorégraphie Sofia Fitas // Scénographie Lucie Gautrain // Eclairages Fanny Perreau // Développement audionumérique Benjamin Lévy

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Avec Claude-Bernard Perot, Carole Dalloul, Sarah Rees & Arthur Dumas

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Production La Cabine Leslie / Coproduction Commune de La Norville, Théâtre de Corbeil-Essonnes,

ART3000-Le Cube, Centre de création numérique, du Centre National de la Danse, du TMB - Montreuil.

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Avec le soutien de ARCADI Île-de-France, du Conseil Départemental de l’Essonne, de la SPEDIDAM.

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Le Cas Mastorna est un des spectacles programmé lors de la Biennale Internationale des Arts 

numériques (NEMO) 2019 / 2020

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Histoire

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Extrait de Dino Buzzati, Etranges déformations de ce que l’on appelle l’espace-temps

Pianeta N° 9, Septembre-Novembre 1965

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« Sur la route départementale entre Sebalia et Gretti, dans la province de Mortara, il y a une très longue portion rectiligne appelée couramment « la tirée », flanquée de deux files ininterrompues de platanes. Le matin du 30 Juin 1957, qui était un dimanche, à treize heures quinze, c’est à dire peu avant l’aube, un motocycliste dont il est inutile de donner le nom, arrivant de Sebalia, découvrit, juste à l’endroit où finit la portion rectiligne, une voiture encastrée dans un arbre. Il s’arrêta, s’approcha et vit que dans la voiture se trouvaient trois personnes dont deux au moins avaient cessé de vivre. […] Pratiquement sept mois plus tard, le 23 Février, vers quatre heures du matin, le chauffeur d’un camion qui parcourait la route entre Sebalia et Gretti, arrivé presque à la fin de la portion rectiligne, aperçut une automobile écrasée contre un arbre. Il s’arrêta, s’approcha, et vit trois personnes dont deux au moins avaient cessé de vivre. »